Les législatives du 28 février et du 3 mars ont été reportées sine die à cause notamment de l’impossibilité du Conseil électoral provisoire d’organiser ces joutes après le séisme du 12 janvier qui a gravement endommagé les locaux de l’institution.
Le séisme du 12 janvier a d’abord causé huit morts dont 6 employés, un visiteur et un candidat à la députation dans les locaux du Conseil électoral provisoire à Delmas.
Les bâtiments logeant l’organisme officiel chargé d’organiser les élections ont été sérieusement endommagés et celui abritant la Direction des opérations électorales, la direction de communication de sécurité et de logistique complément détruit, selon une note du CEP datant du 2 février 2010.
La Conseil électoral a pu toutefois sauver et sécuriser l’ensemble de ses archives et sa documentation électronique, poursuit la note. Par contre ses bureaux sont inutilisables.
Parmi les raisons évoquées par le CEP pour reporter les élections : les pertes d’équipement, l’absence de local, les lourdes pertes en ressources humaines enregistrées dans les rangs de la Minustah, partenaire de l’institution électorale, la non disponibilité de 80% des centres de vote du département de l’Ouest, et de 60% de ceux du Sud-est, le temps nécessaire pour l’ONI (Office national d’identification) pour remplacer les cartes électorales de électeurs sinistrés, la nécessité de redistribuer l’ensemble des 1484 centres de vote, l’obligation de procéder a la relocalisation des électeurs parmi la population déplacée…
Rappelons que 923 candidats au total devaient concourir pour ces législatives, soit 827 députés et 96 sénateurs pour 110 postes à pourvoir (99 députés et 11 sénateurs). Les multiples candidats étaient issus de 56 partis, groupements et regroupements de partis politiques.
10 000 bureaux de votes devaient être éparpillés à travers 9 départements du pays. 4.2 millions d’électeurs sur 8 millions d’Haïtiens devaient participer à ces élections qui allaient coûter 25 millions de dollars.




