Le président de l’Association d’anémie falciforme du Québec, Wilson Sanon, accuse le ministère de la Santé de discriminer la population noire.C’est que depuis sept le président de l’association exige un dépistage néonatal afin d’assurer une meilleure prise en charge des enfants atteints.
Le ministère avait confié le dossier à l’Institut national de la Santé publique du Québec (INSP) pour une étude de faisabilité et une évaluation de la situation. Le rapport de l’INSPQ est attendu depuis.
Ajourd’hui, quasiment de guerre lasse, M.Sanon s’interroge sur ce retard. « L’attitude de nos décideurs nous laisse croire que si c’était une maladie qui touchait la race blanche (les Caucasiens) probablement que le gouvernement serait plus rapide », dénonce-t-il en entrevue à CPAM.
La maladie touche surtout les personnes d'origines antillaise, africaine, du bassin méditerranéen et du Moyen-Orient. Au total 50 % des enfants atteints meurent avant cinq ans. À Montréal, par exemple, environ 13 % de la population est porteuse du gène et 1 enfant sur 400 naîtra avec la maladie.
En bout de ligne l’actuel ministre de la Santé Yves Bolduc aurait promis à M.Sanon d’avancer dans le dossier même sans recommandation dès décembre 2009. Mais depuis c’est silence radio déplore Wilson Sanon qui déplore que les responsables de ce dossier ne daignent même lui retourner ses nombreux appels
Pourtant depuis 2003, le directeur de la santé publique, le Dr Alain Poirier, avait reconnu certains avantages au dépistage dans une lettre adressée à l'Association. «Il est démontré que l'administration en prévention, aux nourrissons et aux jeunes enfants atteints, d'un antibiotique, peut réduire de plus de 80 % ce risque d'infection sévère», écrivait le Dr Poirier.
Le ministère de la santé n’est pas prête de nous accordée une entrevue à ce sujet. L’une des porte-parole Nathalie Lévesque a toutefois indiqué au Journal de Montréal que «L'INSPQ doit produire des recommandations, il n'y a pas d'échéancier. Ils vont évaluer si ça vaut la peine de le mettre pour tous».
Pour expliquer les délais avant de prendre une décision, on indique que «ça prend une expertise particulière, qui est plus rare».





